Une saline traditionnelle

La saline de la Galopinière a été la première à être restaurée dans le Marais Breton pour permettre l’installation d’un jeune saunier au milieu des années 90. A la différence des îles de Noirmoutier, de Ré ou du bassin de Guérande plus au nord, toute activité commerciale autour du sel y avait disparu.

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Sa restauration a fait l’objet d’un soin tout particulier visant à retrouver l’aspect, les dimensions et l’esprit des exploitations traditionnelles de la région. L’ensemble de l’exploitation couvre une superficie de 3 ha, dont 5000m² pour les réserves d’eau et autant pour le circuit de récolte à proprement parler, le reste étant constitué de prairies, appelée « bossis » car surélevé par rapport aux pièces en eau et qui accueillaient jadis vaches, ânes, chevaux ou moutons.

Les œillets –ou bassins de récolte- avaient des tailles différentes dans chaque région de production en fonction des substrats, du climat et des usages locaux. A Beauvoir ils mesuraient environ 6m/9m, dimensions reprises pour les 19 œillets de la Galopinière (soit environ 1000m²).

Sur le bossis à leur hauteur se trouvent le ou les « mulons », c’est-à-dire le tas de sel remonté chaque jour à la brouette et soigneusement dressé pour laisser le sel sécher en période de récolte avant de le bâcher pour l’hiver.

Tout près une « salorge » a été rebâtie pour stocker les outils ainsi que le sel déjà mis en sacs, accueillir les visiteurs et les clients, préparer et conditionner le sel vendu sur place pendant la saison. Et bien sûr abriter le saunier pendant les intempéries ou les moments de plus forte chaleur de la journée, avant de descendre récolter.